Dimanche 5 août 2018
La Poor People's Campaign campagne originale a été inaugurée par Martin Luther King, Jr. en 1968 pour être un « mouvement révolutionnaire » qui visait « une redistribution radicale du pouvoir économique et politique ». La campagne débutant le 13 mai dernier et s'étalant sur six semaines, des milliers de personnes ont participé à des actions non-violentes à Washington, DC et dans les établissements d'Etat à travers le pays pour le lancement de cette Campagne pour les pauvres ressuscitée. [Blog GPIC: Gian Paolo Pezzi]

Martin Luther King avait identifié trois maux : la pauvreté, le racisme et le militarisme. Le mouvement actuel y ajoute un autre, la dégradation de l'environnement. L'accusation contre les États-Unis reste la même aujourd'hui qu’en 1968 : « Les Etats Unis valorisent la richesse plus que les personnes ». A propos des Etats-Unis, William Barber, coprésident de la campagne avec Liz Theoharis, a déclaré : « Nous avons l'argent, mais nous avons perdu notre sens moral ». Les organisateurs ont parcouru le pays en offrant des formations à la désobéissance civile non violente et en recrutant des personnes disposées à protester contre les injustices énumérées par Barber : « Décès causés par l'absence d'assurance maladie, annulation des droits de vote, forages sur les terres amérindiennes, gens sans-abri, violence policière, un salaire minimum invivable, l'incapacité de la ville de Flint à fournir de l'eau potable à ses citoyens, la corruption politique ».

Les organisateurs disent qu'ils ont vu des personnes jusqu’alors isolées s'impliquer et croire qu'ils peuvent réaliser des changements dans leurs villes. Les gens recrutées sont « jeunes et vieux, pères sans emploi, mères qui vivent de l’assistance sociale, agriculteurs et travailleurs ». De plus, bien qu’on ne doive pas être pauvre pour participer, le leadership de la Campagne appartient aux personnes directement affectées. Les organisateurs planifient de former des leaders au niveau de chaque Etat afin d'avoir une influence à niveau national. Carolyn Foster, qui travaille pour la Campagne en Alabama, a déclaré : « C'est un mouvement ascendant de personnes qui parlent pour elles-mêmes : les organisateurs disent que si bien des mouvements sociaux n'atteignent peut-être pas tous leurs grands objectifs, ils estiment, cependant, que leur mouvement est déjà un succès parce que ‘d’incroyables leaders de base se sont unis et restent unis’ ». Ils espèrent pouvoir mettre en œuvre leur discours d'ici la fin de juin, de telle sorte que les gens puissent penser à la réalisation de plus grands objectifs. Et ils ne veulent pas limiter leur imagination seulement à ce qu’on pense actuellement comme politiquement possible. Si on veut en savoir plus sur la Campagne des Pauvres ou chercher comment mobiliser sa propre communauté en utilisant les médias sociaux pour recruter d'autres personnes ou peut-être s’engager dans la désobéissance civile, visitez : Un agenda moral basé sur les droits fondamentaux: A moral agenda based on fundamental rights.
Blog GPIC: Gian Paolo Pezzi