Samedi 2 août 2014
Les coordinateurs des Laïcs Missionnaires Comboniens (LMC) des provinces comboniennes de l’Afrique, avec leurs respectifs responsables missionnaires comboniens qui les accompagne, ont réalisé leur deuxième assemblée africaine du 21 au 26 juillet, chez les comboniens à Kinshasa-Kimwenza, dans la République Démocratique du Congo (RDC). Celui-ci a été une rencontre de réflexion sur le passe et de programmation des prochaines activités des LMC au niveau du continent africain. Dans la photo, les membres laïcs du Comité africain des LMC: Márcia Costa, portugaise à travailler au Mozambique, Dieudonné Likambo (Dido), congolais, et Innocent Mweteise Karabareme, ougandais.

Laïcs Missionnaires Comboniens
des provinces comboniennes
de l’Afrique.

La deuxième assemblée africaine des LMC a comptée avec la participation permanente de 25 personnes: 18 laïcs, 5 comboniens et 2 comboniennes, y compris les dirigeants du Comité Central des LMC: Alberto de la Portilla et P. Arlindo Pinto.
Le premier matin de la deuxième assemblée africaine des LMC a été consacrée à deux thèmes formatifs, dans le but d'initier les participants aux travaux de l’Assemblée, un thème sur la réalité actuelle congolaise et l'autre sur la vision de la mission dans l’exhortation apostolique “Evangelii gaudium”.

Nous avons commencé l’assemblée par la présentation des participants, orientée par les membres laïcs du Comité africain des LMC: Dieudonné Likambo (Dido), congolais; Innocent Mweteise Karabareme, ougandais; Márcia Costa, portugaise à travailler au Mozambique. En ce comité sont aussi les provinciaux P. José Luis Rodríguez López, du Mozambique et le P. Joseph Mumbere Musanga, du Congo. Le P. José Luis se trouve au Mexique et le P. Joseph n’a participe qu’aux derniers jours de l’assemblée, à cause d’autres occupations.

Ceci a été suivi par la répartition des différentes tâches pour la semaine entière. Márcia Costa a saisi l'occasion pour rappeler les principaux objectifs de l’assemblée, à savoir: discuter les thèmes de l'identité, de la formation et de l'autonomie économique, revoir et planifier les activités des LMC du continent africain de chacune des provinces, en tenant compte les conclusions des assemblées intercontinentales des LMC, en particulier la dernière assemblée à Maia (Portugal), en décembre 2012, et la première assemblée africaine en décembre 2011 à Layibi (Ouganda).


La deuxième assemblée africaine
a comptée avec la participation
permanente de 25 personnes:
18 laïcs, 5 comboniens
et 2 comboniennes.

 

Les mots de bienvenue à tous les participants de l’assemblée ont été présentées par le message du P. Joseph Mumbere Musanga (lue par le P. Enrique Bayo Mata), et par la Soeur Espérance Bamiriyo Togyayo, respectivement supérieurs provinciaux des Comboniens et Comboniennes au Congo. Tous les deux ont souligné l'importance de la collaboration entre les instituts nés du même charisme de Comboni et l'importance de la prière et du témoignage missionnaire en étant que Famille Combonienne.

P. Arlindo Pinto, coordinateur des LMC au niveau de l’Intitut Combonien, a informé que le P. Enrique Sánchez, supérieur général, et le P. Antonio Villarino, assistant général, ont envoyé des salutations à tous les participants de cette assemblée et qu’ils suivent, attentivement, les différentes réalités des LMC du Continent Africain. À son tour, Alberto de la Portilla, membre et coordinateur du comité central des LMC, a déclaré que cette assemblée est un événement qui ne concerne pas seulement les LMC africains, mais à tous les autres LMC des continents européens et américains qui vivent dans des contextes et des réalités différentes, mais avec un fort sentiment d'appartenance aux mêmes LMC.

Le P. Jean Claude Kobo Badianga, combonien congolais, a fait un bref exposé sur l'histoire de la République Démocratique du Congo (RDC) pour la compréhension de la situation sociopolitique et économique actuelle du pays. Il a rellationné l'histoire de la RDC avec l'histoire et les conflits passés et récents des pays voisins (l’Angola et le Congo Brazzaville, le Rwanda, le Burundi, l'Ouganda, le Soudan du Sud et la République Centrafricaine). Il a évoqué les principales difficultés qui empêchent une gouvernance stable et véritablement démocratique en la RDC, tels que, par exemple, le tribalisme, le régionalisme et la corruption.

Il a évoqué les divers groupes rebelles armés opérant principalement dans le Nord et le Nord-est du pays, avec la complicité politique nationale couplé avec les intérêts internationaux relatifs aux très riches ressources naturelles du sol et du sous-sol congolais. Le pétrole, l'or, le coltan et d'autres précieuses ressources minérales sont la véritable source de contradictions sociales, les inégalités économiques et les conflits armés en RDC.

L'Eglise catholique et les centaines d'autres églises et sectes religieuses prennent différentes positions par rapport à la réalité du pays, dont, dans la plupart des cas, se favorise le «statu quo» et, plus rarement, se dénonce les injustices dont sont victimes les congolaises du Nord au Sud du pays. Le P. Jean Claude a rappelé que les LMC ont ici, sur cette réalité sociale, dans la RDC et dans d'autres pays africains, une responsabilité chrétienne et morale qui peuvent et doivent être présente dans leurs activités pastorales et professionnelles.

Le P. Enrique Bayo Mata, combonien espagnol à travailler à la RDC, a présenté le thème de la mission à partir de l’exhortation apostolique post- synodale “Evangelii gaudium” du Pape François. Après une présentation générale du document, le P. Enrique a souligné le contexte de la nouvelle évangélisation, marquée par la joie de l'annonce et le témoignage de l'Evangile de Jésus-Christ dans diverses périphéries humains du monde moderne. A parlé de l’urgence de la conversion pastorale d’amener l'Église à sortir de soi-même et de devenir missionnaire, c'est-à-dire, de se mettre au service des personnes et des peuples, en particulier ceux qui sont exclus, les plus pauvres de la joie de la foi et de la vie chrétienne, et le plus éloignés des valeurs évangéliques. Il a déclaré que les laïcs, formés professionnel et intellectuellement, ont une mission spéciale dans le processus pastorale d'évangélisation qui vise à transformer la société et l'inclusion sociale des pauvres dans la vie active de leurs pays.

Dans l'après-midi de la première journée, Innocent a donné un aperçu sur qui sont les LMC et ce qu'ils attendent d'eux-mêmes, en souvenant qu’on commence toujours par une petite réalité et avec peu de choses, mais qu’on grandit et on mûrit, quand il y a une vision claire d'identité, de qui nous sommes, et quand on a un plan d'action concret ; ce que nous devons faire dans un contexte permanent d'écoute de la Parole de Dieu, de prière et de discernement vocationnel dans l'esprit de Saint Daniel Comboni. Une fois terminée l'exposition d'Innocent, c’est suivi un long échange d'idées et d'expériences des diverses réalités des LMC en Afrique.

Márcia Costa a présenté, un résumé de la première assemblée africaine à Layibi, en particulier en ce qui concerne l'identité et la mission des LMC. Elle a noté que fait partie de la vocation des LMC sortir de leur réalité ou de leur pays, pendant une certaine période, pour une activité missionnaire spécifique, et que les LMC prennent un engagement pour la vie. Les LMC ont une formation humain, spirituelle et missionnaire spécifique et cherchent les moyens de devenir économiquement autonomes dans leurs différentes activités. Après la présentation, c’est suivi un échange abondant autour des thèmes du document de Layibi. A été insisté, une fois de plus, qu’il est important que les LMC fassent une expérience de mission en dehors de leur contexte géographique.

La deuxième journée d'activités a été consacrée à la présentation des rapports sur les activités du Comité Africain, du Comité Central et des différentes provinces d'Afrique ici présentes: l’Égypte, le Soudan, le Sud-Soudan, le Togo, le Ghana, le Bénin, la République Centrafricaine, le Congo, le Mozambique et l’Ouganda.

Dido Licambo a présenté le rapport sur les travaux du Comité Africain, depuis l’assemblée à Layibi jusqu'à la préparation de l’assemblée, en cours, à Kinshasa. Alberto a présenté les rapports du Comité Central et ceux des provinces qui n'étaient pas représentés dans l’assemblée, mais qui ont LMC dans leurs pays (le Tchad, le Malawi-Zambie et l'Ethiopie).

Une des questions les plus débattues a été le manque de communication entre le Comité Africain et les différentes provinces de l'Afrique. Une des raisons invoquées, pour justifier un partage limité de l'information et de l'expérience, ont été les difficultés naturelles liées à la diversité des langues parlées dans chacune des provinces, et la difficulté d'accès aux nouvelles technologies de communication, notamment par Internet, dans la plupart des pays africains.


Le samedi 26, le groupe est allé visiter
le jardin botanique «Kisantu-bas Congo»
à environ 120 km de la ville de Kinshasa.

Afin de préparer la formulation des conclusions de l’assemblée, c’est suivi la méthode des rencontres par groupes, suivies par l’exposé/partage. Pendant les journées 23 et 24, on a visé répondre, successivement, aux questions suivantes: Quelle est la relation entre les LMC locaux et les LMC étrangers qui sont dans ton pays? Quels sont les défis et les stratégies à prendre en compte pour faire un chemin commun? Comment pouvons-nous partager le contenu de la formation des divers pays pour arriver à une même formation de base au niveau continental? Qu’est-ce que nous manque pour que nous puissions vivre la vocation LMC selon les conclusions de Layibi? Quelles sont les stratégies à suivre afin de vivre pleinement la vocation LMC? Quelles stratégies peut-on adopter pour atteindre l'indépendance économique? Comment pouvons-nous organiser le mouvement LMC à tous les niveaux: formation, relation entre les LMC des différents pays d'Afrique, la vocation, l'organisation et l'économie?

Dans l’après-midi du 24 et la matinée du 25, les laïcs se sont réunis pour formuler les conclusions de l’assemblée, alors que les Comboniens et les Comboniennes, de leur coté, ont profité de ce temps pour parler de leur collaboration avec les LMC et partager des idées et des expériences sur la façon dont ils peuvent et doivent contribuer à consolider les LMC dans toutes les provinces Comboniennes. Ils ont rappelé que cet engagement a été fait par les Comboniens en 2009, lors de leur Chapitre Général.

Le dernier après-midi de travail, ont été lus, discutés et approuvés les conclusions, en suivant les sujets abordés lors de l’assemblée. C’est suivi l'élection du Comité Africain, où a été réélu, pour les trois prochaines années : Dieudonné (du Congo); Innocent (de l’Ouganda); et Márcia (du Mozambique). A la fin, il a été suggéré que la prochaine assemblée devrait avoir lieu en juillet 2017 à Lomé (Togo), date et lieu à confirmer par le supérieur provincial du secteur.

Le samedi, le groupe est allé visiter le jardin botanique «Kisantu-bas Congo» et la cathédrale de Kisantu, à environ 120 km de la ville de Kinshasa.

L’assemblée est terminé le dimanche avec une réunion ensemble avec les LMC congolais de Kinshasa à Kinshasa dans la communauté provincial de Kinshasa-Kingabwa, et c’est suivi par l'Eucharistie présidée par le P. Joseph Mumbere et un déjeuner fraternel.