Jeudi 9 avril 2026
Le CIDSE a publié une déclaration commune historique appelant les gouvernements du monde entier à passer des promesses aux actions concrètes en matière de changement climatique, en amont de la Conférence de Santa Marta qui se tiendra en Colombie du 24 au 29 avril 2026. Parmi les signataires figure également le Secrétariat Général de la Mission des Missionnaires Comboniens. [Lire la déclaration complète dans Anglais et dans Espagnol]
À l'approche de la Conférence de Sainte-Marthe, plus de 30 organisations catholiques et responsables religieux ont approuvé une déclaration du CIDSE appelant les gouvernements du monde entier à passer des promesses aux actions concrètes en matière de changement climatique.
Comme le dit l' 1st Conférence sur la transition énergétique hors des combustibles fossiles (28-29 avril 2026). Des organisations catholiques et des responsables religieux du monde entier s'unissent derrière une déclaration commune percutante : La crise climatique n'est pas seulement une urgence environnementale, c'est aussi une urgence morale.
Organisée par le CIDSE, cette déclaration appelle les gouvernements à abandonner progressivement les énergies fossiles, à protéger les populations les plus vulnérables et à fournir les financements climatiques dont les pays du Sud ont un besoin urgent. Fondée sur la doctrine sociale de l’Église catholique et la vision d’une écologie intégrale, elle constitue un message clair de la communauté de foi : L'heure des promesses est révolue. L'heure est à l'action.
Des paroles aux actes
Au cœur de cette déclaration se trouve une exigence selon laquelle Les gouvernements traduisent les engagements nationaux en politiques concrètes.Le premier bilan mondial a confirmé un écart alarmant entre les engagements pris par les nations dans leurs contributions déterminées au niveau national et les résultats obtenus. Alors que le réchauffement climatique dépasse déjà 1.5 °C, les acteurs catholiques dénoncent une urgence morale qui exige une réponse urgente, juste et centrée sur l’humain.
La déclaration salue les trois feuilles de route présidentielles de la COP30 — sur la transition énergétique, l'arrêt de la déforestation et l'augmentation du financement climatique — et appelle à ce qu'elles soient mises en œuvre de manière à privilégier l'équité, les droits de l'homme et les besoins des plus vulnérables.
Que signifie réellement une transition juste pour tous ?
La position de la communauté catholique est claire : la transition énergétique ne doit pas reproduire les injustices de l’ère des énergies fossiles. Elle doit garantir l’accès à l’énergie à ceux qui en sont privés, protéger les peuples autochtones et les communautés locales, et veiller à ce que les pays les plus riches assument leur juste part de responsabilité, notamment en fournissant un véritable financement climatique qui n’alourdisse pas la dette des pays du Sud.