Il était né le janvier 1947 à Nogueira do Cravo, dans le diocèse de Coimbra, au Portugal, dans un milieu paysan et dans une famille nombreuse, cinq garçons et trois filles; seulement lui et son petit frère purent poursuivre les études et aller à Coimbra pour l’école secondaire. Terminés ces études, José Carlos alla à Lisbonne. Il était un jeune intelligent et intuitif, qui rêvait d’un avenir meilleur. Il trouva un emploi dans l’administration publique. Dans la paroisse de Arroios, où il habitait, il s’engagea dans un chemin de foi et c’est là que le Seigneur lui ouvrit un nouvel horizon et inattendu. Le moment de grâce fut une rencontre missionnaire à la paroisse, qui enthousiasma le jeune José Carlos et l’orienta vers la vie missionnaire.
Le 1 septembre 1968 il arriva à Moncada, en Espagne, avec le groupe des novices portugais et espagnols qui commençaient le noviciat cette année-là. Après la première profession religieuse, le 15 août 1970, il resta une année à Moncada pour terminer les études de philosophie et le 1 juillet 1971 il fut envoyé au séminaire combonien de Maia pour aider dans la formation des séminaristes comme préfet et continuer les études de théologie à Oporto (avec les Capucins, à Ameal, où en ce temps-là avaient déjà étudié d’autres Comboniens de Maia). Il était un jeune actif, rapide, passionné de la vie et de la vocation missionnaire, qui partageait son temps entre l’accompagnement des séminaristes, les cours de théologie et les initiatives d’animation missionnaire et de pastorale des vocations au milieu des jeunes. De juillet 1973 à juin 1975 il fut envoyé au scolasticat de Rome et il demanda de rester dans cette communauté pour terminer les études de théologie, libre de la pression d’autres travaux. A Rome il fit la profession perpétuelle le 13 mai 1974, et il fut ordonné prêtre le 11 mars 1975, pour revenir ensuite au Portugal et travailler dans la revue Além-Mar. A Lisbonne, le P. José Carlos s’inscrivit à l’Ecole Supérieure de Journalisme (de l’ISLA) et il se jeta dans le travail de la revue et de l’animation missionnaire.
En décembre 1981, il fut affecté au Kenya, où il resta jusqu’en juillet 1990. Il fut envoyé dans la mission la plus éloignée, Moyale, à la frontière avec l’Ethiopie. A ce moment-là les Comboniens avaient deux missions dans cette région, avec deux communautés: Moyale et Sololo, où ils géraient aussi un petit hôpital pour l’assistance sanitaire de la population borana. L’attention missionnaire était tournée vers les populations islamisées et les possibilités de travail apostolique étaient exigeantes et difficiles.
Le mois de mars 1988, il fut envoyé à Makindu, dans le diocèse de Machakos, au milieu du peuple kamba. C’était un milieu avec des communautés chrétiennes plus consistantes, un contexte qui l’aidait à grandir dans l’attention aux communautés chrétiennes, à la vie sacramentelle, à la formation des catéchistes, à l’accompagnement des personnes, aux jeunes. Ce parcours fut interrompu en 1990, quand il revint au Portugal pour travailler dans l’administration des revues.
Son chemin de missionnaire grandit de nouveau quand il fut affecté au Mozambique en 1997. A Mueria, où il avait été envoyé, il mit ensemble sa capacité d’action et d’organisation avec l’attention plus spécifique missionnaire, tournée vers le chemin de foi des personnes et des communautés. En 2007, en juillet, il revint au Portugal pour l’administration des revues. Il rentra avec son enthousiasme habituel, mais cette fois il sentit la difficulté de se réinsérer: les changements étaient très rapides et il ne se sentait pas prêt; aussi des problèmes de santé commencèrent à se faire sentir.
Au cours d’un voyage entre Lisbonne et Coimbra il eut une crise cardiaque qui le marqua. Il fut assisté avec amour par une nièce, et il dut laisser l’administration et aller dans la communauté de Vila Nova de Famalicão.
Ce fut le commencement d’une nouvelle étape de sa mission, marquée par la souffrance accrue par la découverte d’un cancer qui brisa sa santé. Malgré cela il conserva sa sérénité, le sens de la communion avec le Seigneur, avec les confrères de la communauté e de la province, et l’amitié avec tous, jusqu’au moment où il s’est éteint, le 4 septembre 2018.
(P. Manuel Augusto Lopes Ferreira, mccj).