BULLETIN MENSUEL DES MISSIONNAIRES COMBONIENS DU COEUR DE JÉSUS
DIRECTION GÉNÉRALE
NOTES GÉNÉRALES DE LA 41e CONSULTE GÉNÉRALE – 31.01.2026
Missionnaires Laïcs Comboniens
Le Conseil Général souhaite préciser à l’ensemble de l’Institut que les Missionnaires Laïcs Comboniens (MLC) constituent désormais une association autonome, dotée de ses propres statuts, reconnue canoniquement dans un pays et probablement dans d’autres à l’avenir. Par conséquent, lorsqu’il est question d’expériences de laïcs au sein des différentes communautés ou circonscriptions de l’Institut, le terme “MLC” doit être employé avec précaution. Avant de désigner un groupe par l’appellation “MLC”, il est nécessaire de vérifier auprès de la Coordination nationale ou internationale des MLC que cela soit correcte. Cette vérification permet d’éviter d’utiliser le nom “MLC” pour désigner des groupes de laïcs amis des Missionnaires Comboniens qui ne font pas partie de la Coordination officielle des MLC.
Processus de reconfiguration et de fusion des circonscriptions
Après une longue réflexion à différents niveaux au sein de l’Institut, conformément au mandat reçu du 19e Chapitre général et réitéré par l’Assemblée inter capitulaire de 2025, le Conseil général lance le processus de reconfiguration et de fusion de l’Institut par une lettre adressée à tous les confrères, retraçant l’historique de cette nécessité urgente. Cette lettre retrace l’évolution conceptuelle du processus depuis le Chapitre général de 1985, expose sa justification et indique la voie à suivre, y compris les scénarios organisationnels envisageables à ce jour.
Elle précise également les étapes clés du processus qui nous conduiront au Chapitre général de 2028, lors duquel les options retenues, avec leurs implications opérationnelles pour la mise en œuvre des nouvelles structures de circonscription, seront présentées au Chapitre pour discernement et décision. Le Conseil général invite tous les confrères à recevoir attentivement cette lettre et sollicite leur collaboration généreuse et constructive afin de relever avec confiance et espoir le défi de cette reconfiguration, guidée par la passion de la mission.
Nomination des vice-provinciaux
Lors de la Consulte (extraordinaire) de janvier, le Conseil général a examiné les résultats des élections des vice-supérieurs de circonscriptions et a confirmé leur nomination dans chaque circonscription. La liste complète des noms sera publiée dans le numéro de mars 2026 de Familia Comboniana.
Calendrier des déplacements des membres du Conseil général
Frère Alberto Lamana Consola
Père Luigi Codianni et Père Elias Sindjalim
Prochaines Consulte générales
Les prochaines Consultas générales auront lieu :
Il est rappelé à tous les supérieurs de circonscription que les procès-verbaux de leurs réunions respectives – qui doivent être examinés par la Consulta – doivent être reçus au plus tard la veille du début de la Consulta. Les documents soumis en dehors de ce moyen de communication pendant la Consulta – sauf en cas d’urgence critique – ne seront pas pris en compte.
Professions perpétuelles
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Sc. Gum Santino Mawan Guor |
Juba/SS |
11.01.2026 |
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Sc. Wanyama Musungu Mark |
Marsabit/KE |
15.01.2026 |
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Sc. Sc. Mwaba Mathews |
Lima/PE |
30.01.2026 |
Ordinations
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Eklo Honyo Kossi V. Celestin |
Kohé/T |
17.01.2026 |
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Zida Koffi Magloire |
Kohé/T |
17.01.2026 |
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Adaklumegah Mamertus |
New Achimota/G |
24.01.2026 |
Œuvre du Rédempteur
Février 1er – 15 C 16 – 28 EGSD
Mars 1er – 07 CO 08 – 15 E 16 – 31 DSP
Intentions de prière
Février : Pour que tous les instituts de vie consacrée grandissent dans la communion et la collaboration, reconnaissant la force qui découle d’une vocation commune et de la diversité des charismes. Prions.
Mars : Que, en tant que famille combonienne, nous puissions aller à la rencontre de ceux qui sont loin de la foi et être des instruments de rencontre avec le Seigneur Jésus et l’Évangile de la vie, partout dans le monde. Prions.
Calendrier liturgique de Combonien
FÉVRIER
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8 |
Sainte Joséphine Bakhita, vierge |
Mémoire |
Anniversaires importants
FÉVRIER
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4 |
Saint Jean de Brito, martyr |
Portugal |
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6 |
Saints martyrs du Japon, |
Asie |
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23 |
Kidane Mehret, Co-rédemptrice |
Érythrée |
MARS
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17 |
Saint Patrick, évêque |
LP (Province de Londres) |
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19 |
Saint Joseph, époux de la Vierge Marie |
Afrique centrale |
Publications
Giampaolo Romanato, L’Afrique de Daniele Combonien (1831-1881) – Mission, exploration, aventure, Edizioni Studium, Rome, 2026, 391 p.
Première publication en 1998 sous le titre Daniele Combonien. L’Afrique des explorateurs et des missionnaires, Rusconi, et réédition en 2003 [L’Afrique noire entre christianisme et islam]. L’ouvrage L’expérience de Daniel Comboni (1831-1881)], enrichi de nombreux ajouts, est aujourd’hui réédité, mis à jour, Comboni ayant été canonisé (2003). L’auteur note : « Pendant des décennies, les censeurs ecclésiastiques ont examiné son œuvre, les témoignages à son sujet, ses écrits, qui comprennent des opinions sur la Curie romaine et des jugements sévères sur d’éminents prélats de l’époque, sans rien trouver qui puisse empêcher sa canonisation. Cela signifie que sa vie, en marge de toutes les normes et de la routine ecclésiastique – la vie qui avait impressionné et fasciné son biographe, mais aussi nombre de lecteurs de son livre – est aujourd’hui considérée comme exemplaire par l’Église, digne d’honneur universel ».
Mais l’auteur repropose également ce livre pour une autre raison : « Comme on le verra plus loin, la mission au sein de laquelle œuvrait Comboni, basée à Khartoum, sur les rives du Nil, a joué un rôle actif dans la découverte de la source du fleuve – la plus grande épopée géographique du XIXe siècle – et dans tous les événements historiques complexes et dramatiques qui ont conduit à la naissance du Soudan moderne. Aujourd’hui, ce pays est le théâtre d’une guerre civile dévastatrice qui a fait des millions de victimes, parmi lesquelles des morts, des réfugiés, des fugitifs et des disparus, notamment à cause de la pratique infâme des enfants soldats, entraînés à tuer. […] Mais la catastrophe actuelle vient de loin, elle trouve son origine dans les événements du XIXe siècle, résumés dans les pages qui suivent, lorsque la pénétration, d’abord égyptienne puis européenne, à laquelle participa la mission catholique, a commencé à déstabiliser les rapports de force traditionnels dans toute la région du Nil ».
Comboni et ses missionnaires « en furent témoins, chroniqueurs, protagonistes malgré eux, puis victimes d’une tragédie historique d’une ampleur considérable », à savoir la révolution menée par Muhammad Ahmad, connu sous le nom de Madhi, “l’envoyé de Dieu”. Il fit prisonnier les missionnaires comboniens, qui ne furent libérés qu’en 1898 grâce à l’intervention militaire britannique, qui donna naissance au condominium anglo-égyptien, étape fondamentale du colonialisme britannique en Afrique.
Selon l’auteur, « la révolte du Madhi était le fruit d’une désintégration de la société locale amorcée bien plus tôt, dont les récits de Combonien et de ses missionnaires [...] constituent le seul témoignage probant. [...] Un chef indigène souhaita “tout le mal” aux étrangers, qu’il considérait comme “la ruine de son pays”. Le drame soudanais actuel, qui a conduit en 2011 à la division du territoire en deux États distincts, le Soudan et le Soudan du Sud, est donc la conséquence indirecte d’un bouleversement du monde tribal du Nil qui a débuté à cette époque, sous le regard de Daniel Comboni et de ses missionnaires ». D’où la conclusion du professeur Romanato : « J’espère donc qu’il n’est pas inutile de republier cet ouvrage ».
BRÉSIL
Père Alfonso Cigarini – 100 ans de vie et de mission
Le 7 janvier 2026, le Père Alfonso Cigarini, missionnaire combonien, a célébré son centième anniversaire et ses 70 ans de dévouement à la mission du Royaume. Né le 7 janvier 1926 à Bagno, dans le diocèse de Reggio Emilia, en Italie centrale, il est entré très jeune au séminaire épiscopal urbain de Reggio Emilia, où il est resté jusqu’à la fin de sa troisième année de lycée, nourrissant toujours en lui le désir de devenir missionnaire. En novembre 1952, il entra au noviciat combonien de Florence, où il suivit son premier cours de théologie au séminaire de Fiesole. Le 9 septembre 1954, il prononça ses premiers vœux temporaires et fut affecté au scolasticat de Venegono Superiore pour y achever ses études théologiques. Le 9 septembre 1956, il fit sa profession perpétuelle et fut ordonné prêtre le 15 juin 1957 en la cathédrale de Milan par l’archevêque Giovanni Battista Montini, futur Paul VI.
Après son ordination, le père Alfonso exerça son ministère missionnaire sur trois continents : l’Europe, l’Afrique et les Amériques. De 1957 à 1962, il travailla au Mozambique. De 1963 à 1976, il fut au Portugal. De 1976 à 1978, en Italie ; de 1978 à 1984, au Brésil. Après deux ans passés dans son pays natal, en 1985, il est retourné au Brésil jusqu’en 2000, puis en Italie pour un an. En 2001, il a été de nouveau affecté au Brésil, où il réside toujours.
Au Brésil, le père Alfonso a œuvré à Uruçuí (État de Piauí, diocèse de Floriano), à Sucupira et Tasso Fragoso (État du Maranhão, diocèse de Balsas), à Santa Rita (État de Paraíba, archidiocèse de Paraíba) et à Timon (État du Maranhão, diocèse de Caxias). Il vit aujourd’hui à la Maison Combonienne, qui accueille des missionnaires âgés et malades, à São José do Rio Preto (diocèse du même nom), dans le sud-est du Brésil. Le père Alfonso, ou “Funsein“ comme on l’appelle dans son pays, est un exemple de vie et de mission. Il a atteint l’âge de 100 ans avec une grande énergie et un enthousiasme missionnaire intact, malgré sa santé fragile. Pour lui, la foi demeure le principal moteur de sa longévité.
« Ce qui me motive, c’est la présence de Jésus, qui nous invite à espérer un ciel nouveau et une terre nouvelle. Je laisse aux hommes l’invitation à mener une vie paisible, en s’efforçant d’être de bons exemples, en respectant les autres et en gardant l’espoir d’un avenir meilleur », a souligné le Père Alfonso à l’occasion de son centenaire. Nous louons Dieu pour le don de sa vie et de sa vocation missionnaire. (Père Raimundo Nonato Rocha dos Santos, Provincial).
ESPAGNE
38e Rencontre Afrique 2026 et Prix de la Fraternité Mundo Negro 2025
Le samedi 31 janvier, la 38e Rencontre Afrique s’est tenue à Madrid sur le thème “Migrer ou rester : la fuite des cerveaux de l’Afrique”. À cette occasion, le Prix de la Fraternité Mundo Negro 2025 a été décerné au Dr Cédric Ouanékponé, néphrologue de la République centrafricaine, pour son engagement en faveur de l’accès à des soins de santé de qualité dans son pays.
Dans le contexte de la fuite des talents de l’Afrique, cette distinction remise au Dr Ouanékponé revêt une importance particulière. Il est rentré chez lui immédiatement après avoir terminé sa spécialisation en France, refusant un contrat lucratif pour prendre la direction du Centre national d’hémodialyse de Bangui, inactif depuis des années faute de spécialistes. Grâce à son intervention, le centre a pu reprendre ses activités et sauver de nombreuses vies. Né à Bangui en 1986 et diplômé notamment grâce au soutien de la paroisse Notre-Dame de Fatima, Ouanékponé a joué un rôle fondamental pendant les périodes les plus dramatiques de la guerre civile, prodiguant des soins dans des conditions extrêmement difficiles et refusant toute rémunération. Le coordinateur des réfugiés, le père ougandais Moses Alir Otii, récemment ordonné prêtre, s’est appuyé sur Cédric et d’autres jeunes soignants de la paroisse pour faire face à l’urgence sanitaire jusqu’à l’arrivée des ONG. Cédric a soigné les personnes âgées et les enfants, avec presque aucun moyen, et a aidé des dizaines de femmes à accoucher. En 2014, au plus fort de la crise, l’ONG française Cercle de Haute Réflexion sur la Jeunesse est arrivée au pays avec un chargement de médicaments. Cédric a soigné d’innombrables personnes, notamment dans les quartiers musulmans de la zone PK5. Il a dû agir presque clandestinement pour éviter d’être accusé de “aider l’ennem” dans un conflit qualifié à tort d’interreligieux ». Lorsque l’ONG a voulu le rémunérer selon les normes européennes, le Dr Ouanékponé a refusé, affirmant qu’il s’agissait de sa modeste contribution à ses frères et sœurs.
Outre son activité hospitalière, le médecin est aujourd’hui le promoteur du complexe de santé Mama Ti Fatima, qui comprend une pharmacie, un laboratoire d’analyses et un service d’urgences. Il prévoit d’ouvrir une maternité et de développer des dispensaires mobiles dans les zones les plus défavorisées. Il est également professeur à la Faculté des sciences de la santé de Bangui et s’engage à former les nouvelles générations de médecins. Par ce prix, Mundo Negro souhaite mettre en lumière l’exemple de celles et ceux qui choisissent de mettre leurs compétences au service de leur pays, contribuant ainsi concrètement au développement humain et sanitaire de l’Afrique.
MALAWI-ZAMBIE
Du 12 au 18 janvier 2026, le noviciat de Bauleni-Lusaka a accueilli le Père Opargiw John Baptist Keraryo, missionnaire combonien ougandais, supérieur provincial d’Afrique du Sud et coordinateur de l’APDESAM. La communauté du noviciat est composée de 17 novices de huit nationalités différentes, accompagnés de deux formateurs : le Père Kiwanuka Achilles Kasozi, maître des novices, et le Père Fene-Fene Santime Augustin, formateur et socius. La visite du Père Opargiw s’inscrit dans le cadre du processus de formation continue de la province, visant à approfondir la compréhension du charisme combonien et à renforcer la connaissance du Code Déontologique, outil fondamental de la vie missionnaire aujourd’hui. La visite s’est articulée autour de trois temps forts : une retraite spirituelle, une réflexion sur le charisme combonien et un atelier sur le Code de déontologie. Ces temps ont été ponctués de rencontres et d’échanges avec la communauté en formation.
Retraite axée sur la conscience et la vérité intérieure
Le mardi 13 janvier au matin, au noviciat de Bauleni-Lusaka, le Père Opargiw a animé une retraite spirituelle. Il a invité les novices à un cheminement de connaissance de soi et de vérité intérieure, soulignant que la véritable croissance spirituelle commence par l’honnêteté devant Dieu et devant soi-même. L’attention s’est portée sur les sentiments personnels, les aspirations profondes, les motivations, les relations et les attitudes apostoliques. Par une réflexion guidée, les novices ont été encouragés à examiner leur état intérieur, la qualité de leur prière, leur maturité émotionnelle, leur rapport au temps, leurs relations interpersonnelles et leur capacité à vivre de manière responsable en communauté. Deux textes bibliques ont servi de cadre à la retraite : l’invitation de Jésus à ses disciples : « Venez à l’écart dans un endroit désert et reposez-vous un peu » (Marc 6:31-32), et la question de Dieu à Adam : « Où es-tu ? » (Genèse 3:9b). Ces textes étaient des invitations au silence, à l’intériorité et à l’ouverture à la présence transformatrice de Dieu.
Le père Opargiw a souligné que la vie spirituelle ne se forge pas par des expériences extraordinaires, mais par la fidélité quotidienne, l’attention à la présence de Dieu et une passion grandissante pour le Christ et pour les autres. La retraite a été accueillie avec ouverture et gratitude, comme un espace d’enracinement, de discernement et de renouveau vocationnel.
Approfondissement de l’assimilation du charisme combonien – L’après-midi du même jour a été consacrée à un partage sur le charisme combonien. Présenté comme un don vivant de l’Esprit, ce charisme a été décrit comme une expérience vécue pour la première fois par saint Daniel Combonien et incarnée continuellement à travers l’histoire. Le noviciat a été défini comme un espace théologique et spirituel privilégié où ce charisme doit être profondément enraciné et intériorisé.
Le père Opargiw a rappelé les éléments essentiels du charisme combonien : le dévouement total à Dieu ; l’orientation missionnaire ad gentes, ad pauperes et ad vitam et l’expérience du Cénacle des Apôtres, comme une école de fraternité, de prière, de responsabilité partagée et de préparation à la mission. Au cœur de cette réflexion se trouve la dimension christologique du charisme, enracinée dans une ouverture contemplative à Dieu et exprimée par un engagement missionnaire actif. Le Cœur de Jésus a été présenté comme une source de compassion, de disponibilité et d’amour désintéressé.
L’accent a été mis sur la dimension relationnelle de l’identité missionnaire. Se référant à l’expérience du Cénacle des Apôtres, le Père Opargiw a souligné le passage du Cogito, ergo sum (« Je pense, donc je suis ») cartésien à la sagesse africaine du Cognatus, ergo sum (« Je suis lié, donc je suis »). Il a insisté sur le fait que l’identité missionnaire est fondamentalement relationnelle, vécue en communion avec Dieu, la communauté et les personnes vers lesquelles on est envoyé, en particulier celles vivant aux frontières et en périphérie existentielle. Les novices ont accueilli cette réflexion avec intérêt, reconnaissant la richesse et le défi que représente la vie du charisme combonien comme vocation communautaire, interculturelle et missionnaire.
Le Code Déontologique: un chemin vers la conversion et la crédibilité missionnaire – Le mercredi 14 janvier a été consacré à un atelier sur le Code d’éthique, auquel ont participé novices et confrères de la région de Lusaka. Le père Opargiw a présenté l’évolution historique du Code, soulignant comment son évolution de 1997 à la révision de 2025 témoigne de la prise de conscience croissante de l’Institut quant à sa responsabilité éthique, pastorale et institutionnelle.
Il a insisté sur le fait que la rédaction de ce document n’a jamais consisté en un simple recueil de normes, mais plutôt en un cheminement de conversion, de fidélité à l’Évangile et d’intégrité dans le ministère. Ses objectifs sont de promouvoir une culture missionnaire responsable, de favoriser l’entraide et de garantir des réponses justes et transparentes aux situations d’abus, de faute ou de scandale. L’atelier a mis en lumière les fondements théologiques, spirituels et canoniques du Code, enracinés dans l’Évangile, le Droit Canonique et notre Règle de Vie. L’accent a été mis sur les relations comme mission, les politiques de protection, les mesures disciplinaires et les valeurs d’intégrité, de responsabilité, d’honnêteté et de transparence.
Novices et confrères ont apprécié la clarté et le réalisme de la présentation, reconnaissant le Code d’éthique comme un outil essentiel pour la responsabilité personnelle, une vie communautaire saine et un témoignage missionnaire crédible aujourd’hui. À la fin du séminaire, les quatre missionnaires comboniens présents (les pères Achille Kiwanuka, Augustin Fene-Fene, Simon Agede et le scolastique Phiri Charles) ont signé officiellement le formulaire d’acceptation du Code Déontologique. Les documents signés ont été remis au père Simon Agede, conseiller provincial responsable de la région de Lusaka, qui les transmettra, si nécessaire, au supérieur provincial pour qu’ils soient versés au dossier personnel de chaque confrère, conformément aux procédures de l’Institut. (Père Fene-Fene Santime Augustin, mccj)
PROVINCE D’AMÉRIQUE CENTRALE
Assemblée provinciale
Se réunir pour l’assemblée provinciale a été une source de grande joie : nous nous sommes retrouvés après une longue absence – pour certains, des mois, voire des années –, nous avons échangé et nous nous sommes écoutés, et avons pris conscience de la valeur de notre identité et de nos ressources.
Tout d’abord, la réunion des économes de nos communautés s’est tenue le 4 janvier. Ils ont présenté le bilan de leur année et discuté des questions liées à leur service.
Du 6 au 8 janvier, l’assemblée provinciale s’est déroulée à la Casa Sacerdotal de Mixco, près de Guatemala City, avec la participation de membres de notre province venus du Costa Rica, du Salvador et du Guatemala. Nous avons fait le point sur notre vie missionnaire et ravivé la flamme de notre vocation. Nous avons discuté du rôle de l’autorité parmi nous et de l’importance de notre formation, et nous avons abordé des questions économiques, avec l’aide et les encouragements des différents secrétariats sectoriels.
Nous avons évalué avec lucidité les progrès accomplis en 2025 et fait face aux défis qui nous attendent dans les différents contextes où nous œuvrons. Nous avons discuté de la vie religieuse et du cheminement de notre Institut. Le premier jour, le Père Sergio Osorio, des Missionnaires du Saint-Esprit, nous a encouragés à regarder avec courage la réalité qui nous entoure, en tant que religieux, c’est-à-dire en marchant toujours à la lumière de la Parole de Dieu et des directives de notre Chapitre, avec un regard capable de discerner les défis, avec un cœur prêt à lutter de toutes nos forces, sans jamais perdre notre passion pour la mission. Les jours suivants, nous avons approfondi les différents points que notre Institut nous présente comme thèmes clés de réflexion pour l’année 2026. Il s’agissait notamment de la question du regroupement des districts, du Code Déontologique actualisé et des Lignes directrices pour la protection des mineurs et adultes vulnérables, de l’engagement en faveur d’une pastorale spécifique, du thème de la Mission (voir la Lettre du Conseil général sur la Mission – Aller plus loin) et du ministère pastoral. Le dernier jour, le Père David Domingues, membre du Conseil général responsable de la macro-région Amérique-Asie, nous a accompagnés par Zoom, insufflant un nouvel élan à nos activités et à nos divers engagements provinciaux.
L’Assemblée nous a encouragés à devenir toujours plus “bâtisseurs de communauté”, tant au niveau provincial que de l’Institut, chacun veillant avec attention sur notre foyer, notre Famille et notre mission.
Prêts à franchir de nouvelles étapes sur notre chemin commun, nous avons célébré l’entrée en fonction du nouveau Père provincial, le Père Enrique Sánchez, et des nouveaux Conseillers provinciaux. Ce fut un véritable rite de passage, vécu dans une atmosphère de prière, de fraternité et de communion, avec la célébration de l’Eucharistie en action de grâce et supplication au Seigneur de les accompagner.
À la fin de l’assemblée, dans la joie d’être ensemble, nous avons organisé un pèlerinage à San Juan Obispo, ville natale de Mgr Francisco Marroquín, premier évêque du Guatemala, dont l’histoire remonte à l’époque coloniale. Dans l’ancienne chapelle épiscopale, nous avons célébré l’Eucharistie, présidée par les pères Baltazar Zárate, qui fêtera ses 60 ans de sacerdoce en mars, et Luis Filiberto López, qui fêtera ses 20 ans en octobre. (Père Juan Diego Calderón Vargas, mccj)
SUD-SOUDAN
Vœux perpétuels de Santino Mawan
Le 11 janvier 2026, jour de la fête du Baptême du Seigneur, la maison provinciale de Juba était emplie de joie lorsque le scolastique Gum Santino Mawan Guor a prononcé ses vœux perpétuels lors de l’assemblée provinciale annuelle. De nombreux frères comboniens ont assisté à la célébration, dont Mgr Tesfaye Tadesse, ancien supérieur général et actuel évêque auxiliaire d’Addis-Abeba, qui a présidé la messe.
Étaient également présents le frère Alberto Lamana, plusieurs religieuses et la famille de Santino. Le père Gregor, supérieur provincial du Soudan du Sud, a reçu les vœux et a loué Santino pour son courage d’avoir dit “oui” à Dieu et de s’être donné à la famille combonienne. Né et élevé dans une famille catholique, Santino a commencé sa formation combonienne au pré-postulat de Lomin, au Soudan du Sud. Il a étudié la philosophie à Nairobi, au Kenya, pendant trois ans, puis a accompli un noviciat de deux ans à Bauleni-Lusaka, en Zambie, où il a prononcé ses premiers vœux religieux le 15 mai 2021. Il a ensuite poursuivi ses études de théologie à Pietermaritzburg, en Afrique du Sud, avant de retourner au Soudan du Sud pour une année de service missionnaire dans la paroisse de Mapour-dit, au sein du diocèse de Rumbek.
Son ordination diaconale est prévue pour le 8 février 2026, fête de sainte Joséphine Bakhita. Prions pour Santino dans la poursuite de son cheminement vocationnel.
PRIONS POUR NOS DEFUNTS
LE PÈRE: Guillermo Sipión, de Mgr Barrera Pacheco L. Alberto (PE)
LE FRÈRE: Arnulfo, du Frère Enriquez Sánchez (M)
LA SOEUR: Soeur Maria Gerarda, du Père Giuseppe Ambrosi (†); Elina Bianca, du Père Luciano Perina (I) ; Dolores, du cardinal Miguel Ángel Ayuso (†)
LES SŒURS COMBONIENNES : Sœur Fumagalli Alessandra (I) ; Sœur M. Lucia Cavalli (I) ; Sœur Adeliana M. Locatelli (I)